samedi 22 avril 2017

Sortie de Le Livre des Radieux, Volume 2 de Brandon Sanderson

Le Livre des Radieux
Volume 2 (Les Archives de Roshar, Tome 2)



Sortie le 10 mai 2017
Le livre de poche
704 pages
20.90 euros



Je me souviens des jours avant l'Ultime Désolation.
Avant que les Hérauts ne nous abandonnent, et que les Chevaliers Radieux se retournent contre nous. Des jours où la magie était encore de ce monde, et l'honneur dans le cœur des hommes. Aujourd'hui nous surveillons quatre personnes. La première est un chirurgien qui est devenu soldat dans une guerre brutale. La deuxième est un assassin qui pleure en tuant. La troisième est une jeune femme dont la robe d'étudiante abrite une âme de voleuse et de traîtresse. La dernière est un prince dont les yeux se sont ouverts sur le passé, tandis que son appétit pour la guerre décroît.
Le monde changera.
Ces quatre personnes sont la clé.
L'une d'entre elles nous aidera. L’une d'entre elles nous détruira.



Mon dieu, je comprends pourquoi Mélanie Fazi a eu autant de travail à traduire !!!
Premier volume du tome 2: 896 pages
Deuxième volume: 704 pages !!!!

vendredi 21 avril 2017

La suite des Archives de Roshar bientôt !!!


Brandon SANDERSON
Hiiiiiiiiiiiii  !!!


LES ARCHIVES DE ROSHAR
TOME 2

LE LIVRE DES RADIEUX
VOLUME 1


Sortie le 10/05/2017
896 pages !

Résumé :

Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l'océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux...

Sans aucune hésitation, je peux affirmer que c'est LE livre que nous attendons toutes les deux avec le plus d'impatience !


jeudi 20 avril 2017

HOPE & RED de Jon Skovron





Éditions Bragelonne
423 pages
22 euros


4ème de couv :

Dans un empire fragmenté qui s’étend au-delà des Mers sauvages, deux êtres rebelles se découvrent une cause commune...
Hope est l’unique survivante du massacre de son village par les Biomanciens, les serviteurs mystiques de l’empereur. Recueillie par un soldat vinchen, elle a suivi un entraînement secret, faisant d’elle une guerrière qui ne vit que pour la vengeance.
Red est un orphelin adopté par une ancienne mercenaire issue de la pègre. Il est devenu un voleur et un escroc au talent inégalé.
Quand un chef de bande sanguinaire passe un marché avec les Biomanciens pour contrôler les bas-fonds de la cité de Laven, les destins de Hope et de Red se croisent. Et leur alliance improbable va les conduire bien plus loin qu’ils l’auraient imaginé...


L'avis de Dup :

On ne pouvait pas faire plus simple ni mieux adapté comme titre pour ce roman. Tome 1 de la trilogie L'empire des tempêtes, ce volume est clairement un tome d'introduction qui permet au lecteur d'appréhender ce monde et surtout faire la connaissance des deux protagonistes principaux.

Honneur aux dames donc et commençons par Hope. Elle a 8 ans lorsqu'on la découvre sur son île, prostrée et muette, ayant même oublié son nom. Elle vient d'être le témoin du massacre de ses parents et de tout son village (Bleak Hope) par des Biomanciers. Ce sont des magiciens biologistes responsables d'expériences sordides à la solde de l'empereur. Elle va être confiée à un monastère d'une île voisine, occupé par l'ordre vinchen, des redoutables moines guerriers, autrefois bras armé de l'empereur. Elle y apprendra tout ce qu'il faut pour assouvir sa vengeance.

Quant à Red, 8 ans aussi et également orphelin depuis peu. Il survit dans les rues de Cercle Paradis, un quartier mal famé de Laven la nouvelle. Il faut dire qu'il possède un don pour la rapine qui aide pas mal, et il a bien l'intention de devenir le roi des voleurs. Son surnom il le doit à ses iris rouge sang, dus à un abus de drogue de sa mère qui était une artiste peintre réputée. Il va très vite être pris sous l'aile d'une figure de la pègre locale, Sadie la teigne, qui elle rêve d'être pirate...

Alors bien sûr les chapitres vont alterner entre ces deux personnages, bien longtemps avant que leurs chemins se croisent. Ils seront presque adultes alors et nous dans la seconde moitié du livre. Il faut que j'avoue que j'ai eu un peu de mal au début de ma lecture, n'aimant que moyennement les passages concernant Red, enfin plus exactement Sadie que j'ai trouvé vraiment trop caricaturale. L'alternance a bien aidé à ce moment là. Mais très vite Red va voler de ses propres ailes, au sens propre comme au figuré, et la machine à tourner les pages s'est enclenchée ! Mon rythme de lecture fut soutenu pour finir par s'emballer complètement dès lors qu'ils ont été réunis.

Il faut dire que le tandem est excellent. On ne peut pas faire plus différents comme caractères ! 
Hope c'est la glace, une taiseuse, pleine de principes moraux inculqués par les moines comme l'honnêteté par exemple...
Red c'est le feu, volubile, chahuteur et plein d'humour. L'auteur développe un argot bien à lui qu'il prête à Red et c'est succulent. Il existe même un glossaire en fin d'ouvrage récapitulant tous ces termes. 
Là où ils se rejoignent c'est dans l'habileté à manier les armes, l'épée pour elle, les poignards de lancer pour lui. Tous deux courent après les Biomanciers, l'une par esprit de vengeance, l'autre pour libérer son quartier de leur emprise malfaisante.

Si vous cherchez de la Fantasy qui déménage, pleine d'aventures et de flibustes, car oui il se passe beaucoup de scènes sur des bateaux (normal dans un empire composé que d'îles), de la Fantasy avec des personnages attachants, ce Hope & Red est fait pour vous. En tout cas moi je signe sans hésiter pour lire la suite, d'autant que l'auteur bien perfidement laisse entrevoir une intrigue politique mise en place au tout dernier moment , juste avant le point final ! Pas un cliff hanger, mais quand même, je veux savoir !!!

lundi 17 avril 2017

5ème Salon Fantastique à Paris



Du 6 au 8 mai 2017

Amateurs de l'imaginaire... et parisiens :P
oui, je suis jalouse !

Ceci devrait vous plaire !



Plus d'informations ICI

dimanche 16 avril 2017

samedi 15 avril 2017

En juin sortie de MÉROVINGIENS de Patrick McSpare






MÉROVINGIENS
Les royaumes naissent de l'ombre







Chez Pygmalion
Sortie prévue 31 Mai 2017






Après la mort de son père, Childéric 1er, Clovis devient peu à peu le roi de tous les Francs, jusqu'à poser les fondations de la future France. Comment un jeune barbare d'à peine quinze ans a-t-il pu supplanter ses rivaux ? En partie grâce à sa conversion au catholicisme lui assurant le soutien des élites gallo-romaines, en partie grâce à sa science militaire. Mais avant tout grâce à l'action de trois agents secrets, une femme et deux hommes. Ses guerriers de l'ombre. 

Leur tâche sera triple. Un : favoriser l'expansion du royaume sans provoquer une coalition des puissants voisins Burgondes, Wisigoths et Ostrogoths. Deux : faire en sorte que seuls les fils de Clovis héritent un jour de la couronne. Trois : propager les légendes qui établissent la nature divine du roi. 

Manipulations, trahisons, chantages, sexe, meurtres... « Mérovingiens », c'est « Mission impossible » au pays des Francs. Avec un zeste de sorcellerie en plus.

vendredi 14 avril 2017

LA NUIT DES CANNIBALES de Gabriel Katz





Éditions Pygmalion
375 pages
19,90 euros


4ème de couv :


« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.
Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »
Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.



L'avis de Dup :

Relisez donc le résumé, ce "Putain, je ne suis pas moi." donne le ton du nouveau roman de Gabriel Katz... Par déduction, par tâtonnement, Maxime va comprendre qu'il n'est plus Maxime mais Aubert et qu'il n'a que 15 ans. Et en plus de puer des pieds, cela va être re le lycée, re le Bac : un cauchemar !

Très vite il va se rendre compte que son "petit frère" semble aussi paumé que lui. Ouf, il n'est pas tout seul embarqué dans ce délire. Si lui est passé de 43 à 15, José lui est passé de 30-35 ans, on ne sait pas précisément ou je ne m'en souviens plus, à 12 et doit répondre au prénom de Quentin. Maxime repérera aussi dans sa classe un autre gars, David qui semble dans la même galère. Ils vont tâcher de donner le change en attendant de comprendre.

Mais au lieu de s'éclaircir, les éléments vont se précipiter. Une personne qui tente de les aider, qui semble savoir ce qui leur arrive se fait abattre froidement. Puis c'est eux qui deviennent une cible. Alors il n'est plus temps de jouer aux lycéens modèles, il faut fuir et essayer de résoudre ce mystère.

Quand les explications arrivent (et non, je ne vous les donnerai pas, et puis quoi encore !), on se dit bon ok, le Gabriel Katz il veut jouer dans la catégorie fantastique cette fois. J'avais pourtant entendu parler de thriller... Mais finalement il va y avoir tellement d'action, de bastons et de canardages que oui, on peut également le considérer comme un thriller.

Un thriller fantastique alors, et là moi je pense directement à Sire Cédric. Et bien non, rien à voir. Autant ce dernier amène ses éléments fantastiques de façon presque scientifique qu'on y croit, autant Gabriel Katz nous balance la donne et fonce dedans. Alors au lecteur de se l'approprier ou non, ça passe ou ça casse. Personnellement, il pourrait m'écrire une liste de course que j'adorerai, alors... Rien que pour traquer l'humour on tourne les pages, et puis très vite on se prend au jeu, et sans s'en rendre compte on adhère à la donne ! Et puis, pourquoi pas après tout. Certains créés des zombies, Gabriel créé des cannibales. Et là je vous arrête de suite. Non, pas des cannibales comme vous l'imaginez, pas du tout. Les cannibales katziens sont... eh, non ! Muette comme une tombe je serai.

Ne vous attendez pas à un grand roman, non, ça il le réserve pour son univers de fantasy. Les personnages charismatiques, les intrigues puissantes et les mondes envoûtants c'est pour la fantasy, et c'est tant mieux. Le personnage principal Maxime et les secondaires restent néanmoins sympathiques à suivre. Et puis je dois avouer que j'ai adoré la chute !
Avec ce roman, Gabriel Katz reste ancré sur notre monde à nous, la France, qui reconnaissez le est indubitablement moins passionnant. Cependant ce roman, quelque soit la case dans laquelle vous le rangez, reste un pur divertissement. D'ailleurs je me demande même si l'auteur ne les écrit pas pour SE divertir entre deux intrigues bien trapues en Hélion, à Woltan ou en Goranie !





jeudi 13 avril 2017

5ème ITV de Nathalie Dau


Et donc une 5ème page, déjà !!!
Et nous ne sommes pas encore le 15 !

Les précédentes :





                                          © Romain Jacquot / Antoine Ottone


Bienvenue sur Bookenstock Nathalie !




"C'est ton tour, Nathalie ! Tu dois rédiger ta présentation !"
Et là, ça se complique.

Parce que je ne rentre jamais dans les cases.
Parce que je ne suis pas seul-e dans ma tête et que je ne sais pas qui présenter, exactement. Ni en quels termes.

Et puis il n'y a pas grand-chose d'intéressant à savoir, à mon sujet. L'essentiel est déjà sur wikipédia.
Après, ceux qui sont dans mes contacts FB savent que j'ai des chats, que je les aime fort et qu'ils me le rendent bien. Que j'ai des enfants, trois filles désormais grandes. Que je milite pour une vision plus humaine de la société, fondée sur l'amour et la solidarité et non sur les valeurs de l'argent et de l'exploitation mortifère des forces vives. Que j'habite en zone rurale, dans un petit village de l'Eure quelque peu hors du temps. Mais le temps est une notion très floue, pour moi, de toute façon. Est-ce qu'on doit calculer selon celui de la Terre, celui de Kephéda ou celui d'Eorzéa ?
Sur Terre, je suis officiellement une femme de cinquante ans reconnue adulte handicapé, souffrant au quotidien dans sa chair, et se trimbalant tellement de blessures et de traumatismes tant physiques que psychologiques qu'on peut se demander ce qu'elle fiche encore parmi vous.
Sur Kephéda, je suis tous mes personnages, et surtout Ceredawn, avec lequel j'ai pas mal de points communs (même s'il est mille fois mieux que moi). Cela fait bientôt trente ans que nous nous fréquentons (la rencontre date de juillet 1987).
Sur Eorzéa (univers du mmorpg Final Fantasy XIV), je suis là encore multiple, mais surtout confortable quand j'incarne Ceryan, auquel j'ai fabriqué un corps aussi proche que possible de mon image mentale. Il faut savoir que je suis non binaire, et que l'image que me renvoie mon miroir n'a rien à voir avec celle que j'ai dans la tête et le coeur. Je ne me sens ni femme ni homme, mais un mélange des deux avec une dose d'aucun des deux. C'est compliqué. Même moi je m'y perds, parfois.
Je vis en ces trois mondes, parfois en alternance, parfois en même temps. Avec un point de convergence : mon ordinateur.
Je n'ai pas de bureau. Je ne peux plus rester des heures assise plusieurs jours d'affilée, même avec une chaise ergonomique. Je vis donc assise dans mon lit, et j'ai un joli plateau pliant adapté pour supporter mon ordinateur portable (il y a même un ventilateur intégré, pour les mois d'été, et un petit tiroir dans lequel je range mes stylos, ma clef usb et quelques broutilles que je ne veux pas égarer tout en les conservant à portée de main).
Des livres, il y en a absolument partout dans la maison. Mais ceux que je conserve au plus près, dans la bibliothèque de ma chambre, ce sont mon bon vieux dictionnaire des rimes, mes mangas yaoi et mon énorme pile à lire. Et puis il y a une étagère spéciale pour Estelle Faye, que j'adore en tant qu'auteur et en tant que personne, et une autre étagère spéciale pour Isabelle Wenta, que j'adore au moins autant et qui en plus partage mes délires éorzéens.

Je n'ai pas d'horaires précis. Je ne dors plus beaucoup à cause de la maladie, et surtout pas la nuit, puisque c'est la nuit que je suis le plus en forme. La plupart du temps, je dors quand j'ai sommeil, je mange quand j'ai faim (plus beaucoup, là encore), j'écris quand mon cerveau est en état de le faire (ce qui a ralenti ma production, j'en ai bien conscience), je lis, je regarde des séries, je joue...

Et j'attends.

Enfermé-e dans mon corps, dans ma maison, dans mon village, dans mon département (le règlement de la Sécurité Sociale quand on est en arrêt maladie même de très longue durée : si je veux sortir de l'Eure, je dois demander la permission au minimum 15 jours à l'avance, avec un papier tamponné par mon médecin), j'attends tout ce qui me permet de me sentir un peu plus libre, un peu moins en souffrance. Des mots gentils, un peu d'amour, la certitude de compter pour celles et ceux qui comptent pour moi. La venue de l'inspiration, d'une journée de rémission (mais ça fait bien longtemps que je n'y ai plus eu droit). Le retour de mon mari quand vient le soir. Les réponses aux messages que j'envoie, aux livres que j'écris comme autant de bouteilles que l'on jette à la mer... et qui parfois se brisent sur des rochers cruels.

J'attends le jour où j'aurai le droit de me reposer enfin, après toutes ces années de bons et loyaux services.
Même si, parfois, il y a des rencontres qui électrisent et donnent envie de se battre pour durer plus longtemps.

On dit qu'en avril, il ne faut pas se découvrir d'un fil...

Mais moi, je n'ai jamais eu peur de me mettre à nu, alors vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez, je ferai de mon mieux pour y répondre honnêtement.



Et pour ceusses qui ne connaissent pas Ceryan, le voici :














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Léa P. :

Bonjour !
J'ai lu vos deux recueils de Contes myalgiques, qui ont eu un effet magique sur moi : je me suis mise à aimer les nouvelles ! Bref, déjà, merci pour ces deux excellents moments de lecture (et de mythologie !) que j'ai passé avec ces volumes.
Bien entendu, j'ai aussi lu Source des tempêtes (et je me plonge aujourd'hui dans Bois d'ombre), qui fut une sacrée immersion dans un univers très fouillé ! J'ai aussi consulté l'e-book annexe, qui a ravi l'"exploratrice" en moi. Cela dit, il y a un point sur lequel j'aimerais avoir plus de précisions : les marnes ! J'aimerais vraiment en apprendre plus sur eux (autre que les propriétés de leur sang s'entend). Pourriez-vous en parler un peu plus ici ? Ou est-ce prévu dans un prochain livre ? (dans ce cas-là, je comprendrais parfaitement que vous ne vouliez rien dévoiler)
Dans tous les cas, un grand merci d'avoir pris le temps de répondre à toutes ces questions, les réponses étaient vraiment instructives ! 

Nathalie :

Merci beaucoup, Léa. Merci d'avoir été sensible à ma forme de magie. :-)

Au sujet des marnes, l'un des textes au sommaire de "Fragments de l'Âge Ancien" vous permettra d'en apprendre un peu plus à leur sujet. Surtout, deux marnes auront des rôles d'importance dans les volumes à venir. Le premier apparaîtra dans le tome 3, le second dans le tome 4. Donc oui, je l'avoue, je préfèrerais ne pas dévoiler les éléments qui les concernent.
Ce que je peux repréciser, puisque je l'ai déjà dit dans les deux ouvrages déjà parus et dans les annexes : les marnes sont issus, d'après la légende, de la matière pétrie par Siligor à partir du cadavre de la géante primordiale Marnoga, sa propre fille (née de ses amours avec Danafée), qu'il a tuée de ses mains. Les marnes sont donc assujettis au Chaos. À ce titre, ils sont très prolifiques mais ont une courte espérance de vie (l'inverse des rives, en somme). Ils sont de petite taille mais bien proportionnés, avec des membres déliés. Leur teint joue sur la palette des couleurs de la terre, et est recouverte par endroit d'un duvet souvent sombre. Ils sont métamorphes et aiment se transformer en animaux divers et variés. Ils apprécient le changement et restent rarement prisonniers longtemps de la même apparence. De la même façon, ils ont du mal à rester en place et sont de mœurs itinérantes. Les enfants revêtent une grande importance à leurs yeux, car ils sont pour eux l'incarnation du renouveau. Les marnes n'ont aucun scrupule à détruire ce qu'ils ont envie de détruire et ne savent pas toujours s'arrêter à temps quand ils ont commencé. Ils sont fréquemment sujets à des mutations congénitales et surtout à la dégénérescence, qu'ils redoutent car elle leur fait perdre la raison et les change en monstres enragés. Les humains les traitent pis que des bêtes, car les marnes réduits en esclavage sont poussés à la folie, à la métamorphose, et contraints de combattre dans des arènes, pour que les spectateurs se repaissent de leur mise à mort. Leur sang, ingéré par les humain, est un puissant aphrodisiaque qui, en outre, accroît la fertilité. Mais c'est aussi une drogue qui décuple l'agressivité, si bien que nombre de guerriers boivent du sang marne juste avant de s'élancer sur le champ de bataille.









Zina 

Bonjour Nathalie,
Ravie de te retrouver ici, après Grenoble et Lyon !
Tu le sais j'aime particulièrement Ceredawn, et tu m'avais prévenu, il n'a pas été à la fête dans Bois d'ombre. Ma question sera plutôt une supplique, mais s'il te plait, s'il te plait dis-moi qu'il finira par être heureux.
Je voulais également te remercier de lui avoir "donné" Myrinielle, même si j'ai également très peur pour elle maintenant !
Je me demandais aussi pourquoi avoir choisi cette temporalité dans Bois d'ombre, qui se concentre majoritairement sur la première année d'apprentissages alors que les autres sont vécues dans une sorte d'ellipse accélérée. Est-ce ce que tu avais toujours prévu ?
Merci :)





Nathalie :


Coucou Zina :)


Un peu de retard dans ma réponse, pour cause de Trolls et Légendes, où j'ai eu le plaisir de rencontrer Paikanne qui m'a même offert des saucissons (sans ail puisque je suis allergique à l'ail). Oui, je suis un auteur atypique : je ne me goinfre pas de bonbons et autres sucreries, contrairement à mes petits camarades de stand (je ne donnerai pas de noms, ils se reconnaîtront).
Bref, ta supplique... Eh bien, c'est compliqué. Il faudrait disserter sur la nature du bonheur. Déjà, nous ne plaçons probablement pas la même chose sous ce vocable. Ensuite... est-il un but en soi, ou un état passager dont on ne peut avoir conscience - et de ce fait apprécier - que par contraste avec les moments difficiles, justement ?
Alors oui, bien sûr que Ceredawn en aura, des moments heureux. Comme tout le monde. Il en a déjà eu dans les volumes déjà parus. Songe à ce qu'il a ressenti en dansant sur la corde, par exemple, ou en découvrant l'océan. Et puis il a atteint certains de ses objectifs ; c'est une source de satisfaction, mine de rien, même si on ne lui laisse pas vraiment le temps de savourer. N'empêche que la joie est là, et s'extériorisera plus tard, une fois les urgences réglées. Mais elle ne pourra pas régner seule. Pas tant qu'il y aura une histoire à raconter, riche de ses adjvuvants mais aussi de ses opposants qui relancent l'action. Sans quoi, on sombre dans l'immobilisme, et que ferions-nous, sinon nous ennuyer ?
Moi, en tout cas, je te remercie d'évoquer Myrinielle, et de visiblement l'apprécier (car je m'attends à ce que les chantres des "bonnes moeurs" la vouent au bûcher). Mais je n'ai "donné" personne à personne, c'est elle qui a choisi d'éprouver ce qu'elle éprouve et de le gérer de cette manière. Il m'a fallu un peu de temps pour bien la cerner, bien la comprendre, d'ailleurs. Derrière des abords extravertis, elle reste assez secrète, à sa façon.
Quant à la temporalité, j'en profite pour souligner que les années passées par Ceredawn au Séminaire sont au nombre de six, pas cinq comme je le lis ici ou là. Il arrive à Atilda quelques jours avant son dixième anniversaire, célèbre celui-ci en compagnie de Ninnos et ne quitte le Séminaire qu'après avoir atteint ses seize ans. Six ans, six arbres, six dieux dans chaque obédience, six mendiances de cinq jours pour former une malune... Cinq années de la naissance au Petit Cap, cinq autres années du Petit Cap au Grand Cap, mais ensuite il faut bel et bien six années pour atteindre l'âge adulte.
J'ai certes détaillé plus particulièrement la première année, puisque c'est là que tout se met en place, mais la narration déborde largement sur la deuxième année, et toute la sixième année est racontée elle aussi. Pour ce qui se passe dans l'intervalle, ne sont évoqués que les faits marquants, le reste étant devenu de l'ordre de la routine, de la redondance. C'est un peu comme en cuisine : on étudie soigneusement la recette, on rassemble les ingrédients, on épluche, on tranche, on saisit, on étend, on assaisonne... puis on laisse mijoter, on vient vérifier de temps en temps, en cours de cuisson, s'il ne faut pas rajouter de l'eau ou du sel, on touille un peu, on retourne attendre, et quand on revient et que c'est enfin prêt, on n'a plus qu'à apporter la touche finale et emplir les assiettes. Tu l'auras compris : ma spécialité, ce sont les plats qui mijotent longtemps (ah, un bon pot-au-feu !)

CHASSEURS DE LIVRES, TOME 1 de Jennifer Chambliss Bertman




Collection R Jeunesse
Sortie le 09 février 2017 
448 pages
15.90 euros





Un livre caché. Un message codé. La chasse peut commencer.
Émily est une passionnée de la Chasse aux livres, un jeu créé par son idole, le célèbre éditeur californien Garrison Griswold. Il s’agit de décrypter des messages codés pour trouver l’emplacement de livres cachés !
Mais lorsqu’elle emménage avec ses parents à San Francisco, patrie de la Chasse aux livres, elle est choquée d’apprendre que M. Griswold a été agressé alors même qu’il allait lancer une nouvelle quête livresque d’une ampleur inédite. À elle et à ses amis de jouer !
Le premier tome d’une série pour tous les amoureux des livres et des énigmes.


L'avis de Phooka:


Avant-propos:


Voilà typiquement le genre de livre qui m'est tombé dans les mains grâce aux réseaux sociaux. Je n'arrive plus à me souvenir qui en a parlé avec enthousiasme sur facebook (oui je sais, les mémés, la mémoire toussa ...) Est-ce Léa ? MarieJuliet ? Aely ? Alisson ? Ramettes? Sia ? Je ne me souviens vraiment plus, mais toujours est-il que son commentaire était enthousiaste et ceux qui lui répondaient aussi. Alors quand Babelio l'a proposé en Masse Critique, j'ai cliqué par réflexe et je l'ai reçu.


Et grand bien m'en a pris parce que j'ai dévoré ce bouquin (de quasi 450 pages quand même) et j'y ai retrouvé mon âme d'enfant.
Point de Fantasy pour une fois, c'est un récit à l'ancienne avec des énigmes, des livres, une chasse au trésor ,de l'amitié et des méchants badass.
On pourrait presque penser au Club des Cinq mais en plus moderne.
Et c'est juste un régal.

Alors reprenons. Emily et Matthew ont des parents un peu étranges qui ont décidé qu'ils habiteraient dans chacun des cinquante états américains au cours de leur vie. Ce n'est pas toujours facile pour Emily qui n'a jamais le temps de se faire des amis ou de participer à une activité. Un déménagement tous les ans, ça rend la vie "différente". Bien sûr, elle a "vu du pays" et ce sont toujours des expériences enrichissantes, mais pour une jeune ado ça devient difficile. Cette fois c'est le tour de la Californie et ils emménagent à San Francisco. San Francisco ! Ça tombe bien pour Emily, fan de Book Scavenger, car cette ville en est le cœur. Book Scavenger, c'est une chasse au livre au niveau mondial. Un site internet, des niveaux à grimper en fonction du nombre de livres trouvés et relâchés, des énigmes pour trouver des livres cachés et des points gagnés qui permettent de progresser. 
Son créateur Garrisson Grisworld habite SF et il est justement sur le point de lancer un nouveau jeu que tout le monde attend avec impatience! Emily la première. 
Mais voilà, Grisworld est blessé par balle dans le métro le jour même où il devait dévoiler ce nouveau jeu. Et quand Emily passe dans cette même station de métro, son œil de "chasseuse de livres" lui permet de trouver un étrange roman caché derrière une poubelle. Serait-ce Grisworld lui-même qui l'aura caché là avant de se faire agresser ? A t'il un rapport avec ce fameux nouveau jeu ?
Et puis, quelque chose d'étrange va arriver à Emily: elle va se faire un ami. Pour la première fois de sa vie ! James, le voisin du dessus, un gars un peu étrange mais très attachant va très vite devenir son ami. Elle lui apprend à chasser les livres, il lui apprend la cryptographie et à eux deux ils deviennent des chasseurs de livres hors pairs !
Alors ils vont s'attacher à ce mystérieux livre trouvé dans le métro. Le scarabée d'or d'Edgar Alan Poe et ils ne vont pas être au bout de leurs surprises.

Ce roman jeunesse, à l'ancienne mode donc, est extrêmement bien fait. Beaucoup de choses s'y mêlent. Le mystère et l’aventure bien sûr. La cryptographie et sa résolution qui titille tout un chacun. Mais c'est aussi un hommage à la lecture, au plaisir de lire, de découvrir des auteurs. Un hommage à Poe surtout, et par dessus tout un hommage à San Francisco, une ville que je connais bien et que j'ai eu un énorme plaisir à re-visiter avec Emily et James. On sent un amour profond de l'auteur pour tous les points énumérés précédemment, elle a plaisir à faire découvrir ses passions au lecteur qui la suit avec un immense plaisir.
Mais ce n'est pas tout, Chasseurs de livres est aussi une ode à l'amitié et aux relations frère-sœur. On suit les jeunes héros avec beaucoup de plaisir. Ils sont très attachants et très réalistes. Des supers mômes qu'on aimerait rencontrer. (Et puis des mômes passionnés par la lecture, ça fait chaud au cœur non ?)

Bref, ce roman d'aventure et d’énigmes, ode à la lecture est drôlement savoureux. Je comprends tout le bien que j'avais lu à son sujet. Je me suis régalée moi aussi et je n'ai aucune hésitation à vous le conseiller. A partir de 10 ans si bon lecteur et jusqu'à 110 ans !!




mercredi 12 avril 2017

Les éditions Caïman ont besoin de vous !






Nous relayons ici leur message:




Bonjour à tous,


Un peu plus d'un an après le sauvetage des éditions (suite à l'affaire de l'effondrement de notre ancien distributeur) les comptes sont à l'équilibre ou presque. Nous sommes toujours à la traîne pour les droits d'auteurs, notamment. Bref, on est un peu comme le caïman sur la branche.



On a compté sur pas mas mal de projets qui semblaient plutôt bien partis, type adaptation ciné ou poche, mais nous ne voyons rien venir.
On relance donc une opé levée de fond sur Ulule.
De deux choses l'une :
Ou ça marche et on a les moyens de redémarrer sérieusement et de payer tout le monde rapidement.
Ou ça ne marche pas... Dans ce cas (il n'y a pas péril en la demeure) on commencera à envisager une "cessation progressive d'activité", je n'ai pas l'intention de passer mon temps à chercher de l'argent, je n'avais pas monté cette maison pour ça.



Je préfère anticiper pour que les choses se fassent correctement et que les projets en cours (des parutions prévues jusqu'à mi-2018) arrivent à leur terme. En gros, si on ne redresse pas la barre, fin 2018 on arrête tout avec des comptes à l'équilibre.



Mais on n'en est pas là !
 

Voilà, tout ça c'est pour vous informer.
Pour celles et ceux qui comptent lire l'info complète, voire la relayer, le lien est ici https://fr.ulule.com/editions-caiman/





Leur site

La campagne Ulule

mardi 11 avril 2017

UN PALAIS D’ÉPINES ET DE ROSES de Sarah J.Maas






Editions La Martinière Jeunesse
Sortie le 09 février 2017
18.90 euros
528 pages


En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.


L'avis de Phooka:



**ATTENTION: Avis de canicule annoncée. Chaleur torride en vue**


Alors voilà, comme vous le savez sans doute si vous suivez ce blog, je ne suis pas spécialement fan de romance fantasy ou fantasy romance, je ne sais pas comment ça s'appelle. Le genre m'ennuie généralement avec une tendance à peu de renouvellement. Mais il existe quelques exceptions et Sarah J. Maas en fait partie. Sa série Kéléana* m'a enchantée et je regrette toujours qu'elle n'ait pas été traduite en entier. Alors quand cette nouvelle série a fait son apparition, je me suis jetée dessus.

Sarah J. Maas créé des héroïnes hors du commun. Des "vraies" femmes avec leurs forces et leurs faiblesses. Elles n'en fait pas des idiotes évaporées, bien au contraire, ce sont des battantes sans être non plus des combattantes. Et Feyre en est un nouvel exemple. Feyre, c'est une jeune fille, venant d'une famille autrefois riche. Sa mère est morte quand elle avait 8 ans, son père a fait de mauvais investissements et elle s'est retrouvée à vivre misérablement avec ses deux sœurs dans une vieille chaumière. Son père a baissé les bras et si Feyre ne s'était pas mise à chasser, ils seraient tous morts de faim. Alors Feyre chasse, rentre parfois bredouille, parfois non. La faim se fait souvent sentir, ses sœurs sont bonnes à rien et petit à petit, elle a appris à maîtriser son arc jusqu'à devenir relativement douée.
Mais voilà, le village se Feyre se trouve près du "mur". Mur qui sépare son monde de celui des Fae. Depuis la guerre, les deux peuples sont séparés. Les Fae ont la réputation d'être cruels et sans pitié. Les hommes les détestent et de monstrueuses légendes courent sur eux. Alors quand Feyre tue "presque par erreur" un grand loup qui s'avère être un Fae et qu'un autre Fae vient lui réclamer sa vie en échange de celle du loup. Elle accepte le marché qui consiste à suivre ce Fae dans son monde au lieu d'être exécutée sur place.

Fae va passer le mur et entrer dans le monde honnis des Fae. Mais là, au lieu d'une sordide prison elle va se retrouver dans un magnifique palais, en compagnie de Tamlin l'un des grands seigneurs Fae, le seigneur de la Cour du Printemps.

Alors oui, on pense immédiatement à la Belle et la bête et le début du roman en est clairement inspiré, un réel hommage. Mais ce n'est que le début de l'histoire, la mise en bouche. Car dans le monde des Fae rien ne va plus. Intrigues politiques et malédictions se confondent. Des "choses" se trament et Feyre est curieuse d'en savoir plus. Sauf qu'on la maintient dans l'ignorance, ce qu'elle ne supporte pas. Alors elle va intriguer, elle aussi, à sa manière humaine. Tamlin semble en danger, quelque chose rode et apporte le mal. Feyre et ses maigres possibilités humaines, peut-elle l'aider ?

Tout est prenant dans ce roman. Feyre et sa fragilité, Tamlin le beau magnifique seigneur Fae, Lucien dont on ne comprend pas toujours l'attitude. Et vous ai-je parlé de Rhysand? Le seigneur de la Cour de la Nuit? Non, je ne pense pas. Rhysand ...comment dire. On se calme, j'ai des palpitations rien que d'y repenser ...

Donc je disais, tout est prenant, mais rien n'est facile. Aussi bien pour les humains que pour les Fae, mais surtout pour Feyre. Feyre qui a tué un Fae innocent sans le savoir et qui est donc "coupable" et qui va devoir en tuer d'autres. Feyre qui va devoir se battre et aller au delà de tout ce qu'on peut imaginer. Ho non, je ne l'envie pas. Physiquement et moralement elle va faire face à des épreuves quasi insurmontables et franchement on ne peut pas dire que l'auteur épargne son héroïne!

Le tout est juste génial, parfaitement dosé. Aventure, suspense, découverte, combat, sueurs froides ... ou coup de chaud. Bref, le roman se lit d'une traite et je n'ai pas pu résister à enchaîner direct sur le tome 2 en anglais, incapable d'attendre une seconde de plus. Et je peux déjà vous dire que si le tome 1 est fabuleux, le tome 2 l'est encore plus, mais je vous en reparlerai en temps et en heure car je le relirai bien sûr en français.

Bref, ce palais d'épines et de roses est une tuerie. Qu'on se le dise. Rien que d'y repenser (alors que je l'ai fini il y a une semaine, j'en ai les mains moites et le ventre noué ...Rhysand). FONCEZ !!!





Kéléana *