dimanche 6 août 2017

Carte postale #1



Kyoto, malgré la chaleur étouffante et humide, on adore. On a loué  une maison et nous allons la quitter avec regret ...

En attendant je partage quelques images.







dimanche 30 juillet 2017

VACANCES...

Rappel ...






Comme chaque été, les Vénérables profitent aussi des vacances. On va lire quand même, on va chroniquer quand même. Donc parfois il y aura un billet, parfois non ... Ca dépendra du sens du vent, du taux d'humidité dans l'air ou du goût des pastèques ... Bref, on va pas se stresser ...


samedi 29 juillet 2017

Potins de Dup # 3



Et bien oui, techniquement j'en suis à 3, après celui sur La Dernière Terre de Magali Villeneuve et celui sur mon chat faisant de l'alpinisme.
Je consacrerai celui-ci à un compte-rendu de mes WEEKEND À 1000 !

Koicéça ?

Un challenge complètement délire qui consiste à lire 1000 pages durant un weekend, de vendredi 19h à dimanche minuit.

Oui je sais, c'est du grand n'imp, mais que voulez vous, j'aime les défis.
Et je m'acharne tant que je n'ai pas réussi...
D'où le compte-rendu vu que j'ai enfin bouclé le dernier !


1er WEEKEND À 1000 (janvier 2017)

J'ai lu 592 pages... le merveilleux : Les Seigneurs de Bohen de Estelle Faye




Et puis c'est tout. Car j'étais bien incapable de lire autre chose. Non pas parce que Les seigneurs de Bohen m'avait saoulé, oh non, bien au contraire ! Parce que j'avais envie de rester dans cet univers, dans ce monde et son ambiance.
Donc, plaisir de lecture : ok, défi : échec !


2nd WEEKEND À 1000 (juin 2017)
Bon en fait c'était un WEEKEND À LIRE, on se fixe une PAL où un nombre de pages, comme on veut... Devinez ? Et bien zou, 1000 pages.

Pour ce faire j'avais prévu ceci :


Et le résultat des courses : 889 pages du weekend, un weekend où j'étais seule je précise !
J'avais démarré par L'appel du dragon de Jean-Luc Bizien que je n'ai pas trouvé folichon, sympa mais sans plus. Enchaîné avec le délicieux Les soeurs Carmine de Ariel Holzl qui m'avait emballée et poursuivi par le fabuleux tome 3 de La passe-miroir de Christelle Dabos... que j'ai continué à lire non stop bien sûr, mais le fatidique minuit était passé.

Donc là c'était une erreur de stratégie manifeste. J'aurai dû probablement inverser mes lectures...

Bref tout ce blabla pour en arriver à ce fameux dernier weekend.


3ème WEEKEND À 1000 (juillet 2017)

J'ai suivi les conseils judicieux de dame Phooka : une série YA.
Et là mes amis, c'est de la bombe !!!
Dimanche minuit, le compteur était à 1020, mais j'ai continué :)


ALIVE, ALIGHT et ALONE de SCOTT SIGLER
Éditions LUMEN




J'ai avalé cette série avec une frénésie sans commune mesure ! Et je pense que si j'avais été réellement seule, je me faisais les 3 tomes sur le weekend... sauf que j'ai eu une jacasse qui m'a accaparée la soirée de vendredi et une bonne partie du samedi. :)

Le sort de Em et de tous ses compagnons m'a captivée. 
Les épreuves qu'ils traversent m'ont terrifiée.
Je voulais être avec eux, les aider, les épauler.
Mon coeur s'est tordu plus d'une fois... quelle hécatombe. L'ami Sigler surpasse l'ami Katz !
Ils sont tous passionnants : Em, Bishop, Victor, Spingate, Gaston, Zubiri, D'souza, Aramovitch, quelle galerie incroyable !
Et Em surtout, Em mon Dieu, elle, elle vaut vraiment le détour. Quel personnage WOW !
Cette série est un magnifique page-turner, franchement.
Et plus je lisais et plus je me disais : "Te rends-tu compte Dup que ce que tu es en train de kiffer à mort est rempli de planètes-vaisseaux-navettes-engins de guerre en tout genre-d'espèces intelligentes les plus farfelues-etc ? !!!"

Comme je suis en mode vacances, j'ai la flemme de faire une chronique donc je vous renvoie à celles de Phooka !

Scott Sigler sur Bookenstock :


Les éditions Lumen ont débusqué une PÉPITE ÉNORME !
Ne boudez pas votre plaisir, lisez là ! Puis parlez-en ! 
Franchement elle mérite d'être plus connue. 


vendredi 28 juillet 2017

THE CIRCLE tome 3 de Sara-B Elfgren et Mats Strandberg


Chapitre 3: La clé



Editions: Fleuve éditions
Collection: Outrefleuve
1021 pages
26.90 euros
1,230kgs





A Engelsfors, tous ont oublié les événements dramatiques de l'été précédent. Tous ou presque. Pour Minoo, Anna-Karin, Linnéa et Vanessa les blessures sont encore vives, et ce qu'il reste de leur Cercle ne tourne plus tout à fait rond. Pourtant, plus que jamais, le monde a besoin de ses Elues. Les niveaux de magie sont au plus haut, les présages se font pesants. Bientôt, la porte s'ouvrira et les démons déferleront sur le monde. 
Dans leur cortège : l'apocalypse... Tandis que le Conseil trame d'obscurs plans, qu'à la Frontière leurs amis disparus errent sans trouver la paix, les quatre lycéennes tâchent de surmonter leurs problèmes personnels et de mettre leurs pouvoirs à l'unisson. Car l'union fait la force. Car elles seules sont la Clé.








*Attention spoilers sur les précédents tomes*




Ils étaient sept, ils ne sont plus que quatre. Quatre pour former un cercle et refermer une porte, pour empêcher les démons d'entrer dans notre monde. Quatre pour empêcher la fin du monde. Quatre gamines, ados à problèmes. Il reste Anna Karin, toujours aussi timide, peu sûre d'elle, obligée de gérer sa mère alcoolique et déprimée, Minoo, la bonne élève qui n'ose rien dire et qui a un profond sentiment d'infériorité, Vanessa le belle blonde qui vit seule avec sa mère et que tout le monde considère comme une p*** et enfin Linnea, la gothique au caractère bien trempé mais qui cache de nombreuses fêlures, vivant seule sous la tutelle de son assistante sociale. Quatre filles bien différentes et qui pourtant sont unies par un point commun: elles sont des sorcières. Et pas n'importe quelles sorcières: elles sont les élues qui doivent arrêter l'invasion des démons.

A Engelsfors, la vie n'était déjà pas folichonne, mais l'approche de la fin de monde n'arrange pas les choses. Dès la fin de l'été, la météo se détraque (Winter is coming...), des incidents bizarres se produisent dans la ville et principalement au lycée. De là à penser que la porte est située dans l'établissement, il n'y a qu'un pas. Mais savoir où se situe la porte, même approximativement, ne résout pas le problème. Comment ce cercle incomplet peut-il être suffisamment puissant pour la fermer ? Les filles doutent et on les comprend.

Alors quand Walter un sorcier "officiel" appartenant au conseil vient "démarcher" Minoo, la plus puissante des quatre, en lui demandant de faire partie d'un nouveau cercle qui lui pourra fermer la porte, celle-ci hésite puis finit pas accepter. Mais les conséquences vont être désastreuses pour leur union. Pourtant elle devrait savoir: seules les élues peuvent fermer la porte. Elles sont la clé.

Pendant ce temps, la pauvre Ida erre dans les limbes entre notre monde et l'au delà. Elle a sauvé le groupe au péril de sa vie à la fin du tome précédent et depuis elle est coincée et parcourt le monde dans l'espace et le temps. Elle se retrouve souvent aux mêmes endroits que ses anciennes amies et elle aimerait tant leur parler ...

Car oui, non seulement nous suivons les quatre filles "survivantes", mais aussi les élu(e)s disparues, surtout Ida. Ida cette fille détestable au début du récit et qui nous tire des larmes dans cet opus. Il est tellement injuste qu'elle soit morte. On a déjà pleuré sur elle à la fin du tome deux, mais le fait de la suivre dans celui-ci est vraiment incroyablement émouvant. Car les morts auront un rôle à jouer ...

Suivre ces élues est toujours aussi passionnant. Non seulement le récit devient de plus en plus sombre, voire même terrifiant parfois, mais la complexité des relations qui les unissent va aussi en s'épaississant. La timidité maladive de Minoo l'empêche de croire en elle même et elle se laisse influencer par des gens qu'elle pense supérieurs. Les complexes d'Anna Karin la bride dans l'utilisation de ses pouvoirs. Le caractère pourri de Linnea, dû essentiellement à un manque de confiance en elle, la rend insupportable. Seule Vanessa a un comportement plus équilibré et pourtant, sa vie est loin d'être idéale ! 

Comme dans les précédents tomes, le roman peut se lire à plusieurs niveaux. Le plus simple évidemment étant le récit fantastique et le suspense présent tout au long des pages. Mais derrière ce récit se cache une vision de la société, de l’adolescence et des difficultés des jeunes et de la sexualité. Sans jugement, sans valeur, juste des faits qui n'entravent en rien le déroulement de l'histoire mais qui apportent beaucoup de profondeur aux personnages.

Car oui, ces filles on ne peut que les aimer. Malgré leurs défauts, leurs erreurs, leurs caractères, elles sont incroyablement attachantes. De vraies adolescentes quoi ! Le fait qu'elles soient sorcières ou élues ou clés ne change rien à l'affaire. Elles sont d'abord des ados et on les aime pour ça. Les suivre dans leurs aventures et leur évolution à travers ces trois tomes a été un immense plaisir et j'espère que nous pourrons les retrouver un jour.

Parlons maintenant juste un moment de la seule chose qui m'a déplu dans ce roman ...le livre ! 1.230 kgs !! Impossible de le mettre dans le sac à main évidemment, très difficile à lire au lit, bref c'est mon seul reproche. Un papier plus fin peut-être ? Sinon lisez-le en ebook, ne vous laissez pas arrêter par le pavé, ce serait dommage.

The circle est une très belle trilogie fantastique et un voyage humain très réussi. Le suspense est présent à toutes les pages, le récit est sans compromis, parfois très sombre et les personnages sont d'une justesse époustouflante. A mettre entre toutes les mains ados ou adultes.




Si vous avez raté le début:


jeudi 27 juillet 2017

LES SŒURS CARMINE # 1 de Ariel Holzl


LES SŒURS CARMINE  
# 1

LE COMPLOT DES CORBEAUX




Éditions Mnémos
Collection Naos
272 pages
17 euros


Le pitch :

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…




Voilà un trio de soeurs qui décoiffe autant que leur prénom ! Tristabelle, l'aînée qui joue la précieuse superficielle mais qui à mon avis cache bien son jeu, Merryvère la seconde qui endosse le rôle de monte-en-l'air pour subvenir aux besoins de la famille et enfin Dolorine, la petite dernière de 8 ans qui possède le pouvoir de voir et parler aux morts. Une rousse, une blonde, une brune, chacune de père différent et inconnu.

Les soeurs Carmine vivent seules à Grisaille, la mère ayant disparue de la circulation sans prévenir depuis un petit moment. Grisaille qui porte bien son nom, est une ville qui s'étale sur un versant de colline plongeant dans la mer. Sur le haut, le gratin, les huit familles nobles se partageant les rênes décisionnaires de la ville. Chaque famille possède un pouvoir particulier, elles sont chapeautées en ce moment par une reine issue du clan de la famille Du Lys, jusqu'au prochain remaniement...sanglant. Vers le milieu de la ville se trouvent les bourgeois, les artisans, les Carmine. Et enfin, coincé contre la mer, les Bas-fonds, les quartiers chauds, la vermine. 

C'est un peu la dèche pour les soeurs Carmine, Dolorine en a d'ailleurs marre de manger des patates. Acculée par le passage imminent de l'huissier réclamant l'impôt royal, Merry accepte un contrat qui va s'avérer un fiasco. Beaucoup de prises de risques, de danger pour au final ne ramener qu'un coffret contenant une petite cuillère !!! Dépitée elle l'offre à Dolorine et repart essayer de tirer quelques sous du coffret. Elle va très vite se rendre compte qu'elle a à ses basques bien trop de clans déterminés à l'éliminer pour une affaire aussi banale. Et les ennuis ne vont faire qu'empirer.

Des courses poursuites très rythmées dans une ambiance de crinolines et de retenues qui m'ont rappelé la géniale urban fantasy de Cail Garriger. Ariel Holzl nous livre la sienne qui est tout aussi savoureuse. Une plume fluide, un humour décalé que j'ai vraiment adoré. Je vous livre la version holzlienne du doigt d'honneur comme exemple :

- Silence, couillon ! ajouta le ferronnier à sa solide rhétorique.

- Ah, oui ? Viens donc me la fermer, pose-semelles ! répondit l'orateur en y joignant un signe des doigts qui tenait plus de la biologie que des mathématiques.
Franchement j'adore, et il y en a à la pelle des comme ça, c'est fin, c'est délicieux.

Le récit alterne entre une narration classique du point de vue de Merry et les pages du journal intime de Dolorine. Ces dernières, si elles servent énormément à l'intrigue, apportent beaucoup plus que ça. C'est un véritable régal que de suivre les réflexions de cette môme ! Ses refus d'obtempérer aux solutions radicales que lui proposent Monsieur Nyx, sa poupée psychopathe avec qui elle dialogue. Ses interrogations sur les attitudes des adultes qui l'entourent valent leur pesant d'or.

Ces passages m'ont entièrement conquise au style de cet auteur et je piaffe d'impatience à lire la suite. Le complot des corbeaux est un pur moment de détente que je ne peux que vous conseiller de découvrir. Et pour mon plus grand bonheur, une couverture sublime et des illustrations intérieures que l'on doit à Melchior Ascaride font de ce livre un bien bel objet.




mercredi 26 juillet 2017

La couv du prochain Chattam




Sortie début novembre 2017



Il fait partie de la série avec Ludivine et la section de recherche de Paris que j'avais déjà côtoyé dans La conjuration primitive qui m'avait beaucoup plu.
Entre temps est sorti La patience du diable... pas lu ! Me reste donc 3 mois 1/2 pour rattraper ce retard inadmissible.  



mardi 25 juillet 2017

SIX OF CROWS # 2 de Leigh Bardugo




2 - LA CITÉ CORROMPUE


Éditions Milan
660 pages
18,90 euros



4ème de couv :

VENGEANCE, COMPLOT, TRAHISON.

Une mission sépare Kaz et ses complices de la liberté.
Une mission pour survivre, devenir riches et obtenir la gloire.
Une mission au cours de laquelle tout Ketterdam se dresse contre eux.

VIOLENCE, ALLIANCE, RÉDEMPTION.

Une partie mortelle. Six destins.
Quand les dés sont truqués, ils changent les règles du jeu...





On retrouve notre équipe de Corbeaux exactement là où l'auteur les avait laissés dans le tome 1. Comme en plus je les ai enchaînés, il n'y a eu aucune rupture, aucun changement si ce n'est le poids du livre nettement supérieur ! Enfin, je dis six, mais ils sont amputés d'un membre kidnappé par le mercurien Van Eck. Même si la trahison de ce dernier lui reste un poil dans la gorge, ce qui ennuie le plus Kaz c'est qu'il a dévoilé son talon d'Achille : Inej, et de ce fait il est bien obligé de se l'avouer à lui-même...

Décontenancé notre Kaz ? Oh pas longtemps, je vous rassure ! On entend, et voit presque même, les rouages de son cerveau se mettre en marche alors que Van Eck n'a pas encore disparu à l'horizon de ce point de rendez-vous. Et déjà un plan d'attaque se profile. Dès ce premier chapitre je savais qu'il allait le payer fort cher ce pauvre mercurien... 

Et comme d'habitude, nous (le lecteur) comme les autres membres de cette équipe n'en auront qu'une vue parcellaire de ce plan. Mais chaque étape est prévue à l'avance, avec pour chacune un plan B, voire un plan C. Rien, jamais rien n'est laissé au hasard.

Il leur faut donc :
- Récupérer Inej
- Protéger Kuweï, le fils de l'inventeur du jurda parem qui excite la convoitise de toutes les communautés.
- Récupérer la somme rondelette promise
- Se venger de la trahison de Van Eck
Et toujours en toile de fond, la menace du Jurda parem et le chien de la chienne à rendre à Pekka Rollins...

Kaz va mixer tout cela dans son cerveau incroyable et cela va donner un tome 2 bourré d'actions qui avancera vitesse grand V, avec de nombreux coups de théâtre et revirements de situation. Au menu : prises d'otages croisées, OK Corral sur les ponts de Ketterdam, cambriolages, règlements de comptes sur les toits de la cathédrale ou sur un fil d'équilibriste (de quoi filer un sacré vertige je vous promets!), spéculations boursières crapuleuses et vente aux enchères truquées. Rien n'arrête nos Corbeaux menés par leur canaille de chef !

Alors que le premier opus faisait la part belle au couple Nina-Matthias, ce second mettra l'accent sur la relation entre Jesper et Wylan. J'ai adoré cette sincérité, cette pureté dans leur attirance. Cette évidence, voilà, c'est le terme qui la définit le mieux. L'auteur n'en délaisse pas moins Kaz et Inej, dont elle continue à approfondir la psychologie ambiguë. La simplicité d'Inej faisant le pendant à la complexité de Kaz, c'est indéniablement ce duo là qui m'a le plus plu.

La plume de Leigh Bardugo est un régal et elle a su me tenir en haleine pendant 1056 pages, rendre incroyablement vivant ces six Corbeaux. En perdre un en chemin a été un déchirement, presque autant que de savoir que cette saga s'achève là. Ma foi, si l'auteur se décide pour faire un Five of Crows, je serai au rendez-vous ! En attendant j'ai lu quelque part que Milan avait racheté les droits de la trilogie Grisha. Je serai ravie de poursuivre mes connaissances de cet univers qui est commun aux deux séries.
Je terminerai cette chronique sur une éloge à la qualité des ouvrages et notamment aux superbes illustrations intérieures et de couvertures que l'on doit à Thomas Walker. J'aime vraiment beaucoup ces dessins réalisés uniquement avec du contraste de noir et de blanc. Une belle réussite !

Dans l'ordre, Kaz et Inej, Nina et Matthias, Jesper et Wylan.











lundi 24 juillet 2017

SIX OF CROWS de Leigh Bardugo (Dup)





Éditions Milan
535 pages
17,90 euros





4ème de couv :

Dans les bas-fonds de la ville de Ketterdam, la mafia s’organise en gangs rivaux. L’homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker, dit « Dirtyhands ».

Prêt à tout pour de l’argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck, qui règne sur la ville : délivrer un savant du Palais de glace, réputé imprenable. C’est l’inventeur du jurda parem, une drogue qui multiplie sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas.

Kaz décide donc de réunir une équipe de six malfrats aux talents exceptionnels. Ensemble, ils peuvent sauver le monde de la destruction. S’ils ne entre-tuent pas avant…






Si vous suivez un tant soit peu ce blog, vous savez combien j'aime les romans polyphoniques. Alors inutile de vous dire combien j'ai adoré découvrir ce fameux Six of Crows dont on a tant entendu parlé, et que Phooka a déjà chroniqué ICI, parce que la narration alterne entre ces six crapules.

Nous faisons donc connaissance un par un avec les six personnages de cette fine équipe du gang des Dregs. Kaz tout d'abord, le chef, celui qui s'est entouré de cinq autres membres pour remplir le contrat le plus risqué, le plus insensé de toute sa vie. Pour plus de détail, relisez donc le résumé ci-dessus. À la clé, 4 millions de kruges (la monnaie officielle de Kerch) pour chacun d'entre eux. Voilà pour l'intrigue, au demeurant assez simple.

Cela commence donc piano piano, le temps pour Kaz de constituer son équipe. Cela permet de faire leur connaissance, de se repérer dans ce Barrel, les bas fonds de Ketterdam, capitale de Kerch, de découvrir les différents peuples et surtout les pouvoirs magiques des Grishas. Ils ont des dons pour manipuler qui les éléments, qui les humains. Dans cette dernière catégorie, certains s'en servent pour guérir, d'autres pour tuer, c'est selon leur formation en quelque sorte. La présence de ces Grishas place résolument ce roman en Fantasy, et même s'il porte l'étiquette jeunesse, je peux vous dire que voilà une série que l'on peut estampiller "de 7 à 77 ans".

Ce qui fait la saveur de ce roman, outre le choix de narration, outre la plume sûre et dynamique de Leigh Bardugo, c'est l'évolution des personnages tout au long de cette aventure. On apprend à les connaître petit à petit, on les apprécie tous immédiatement grâce au fait qu'on partage leurs pensées intimes et l'empathie est immédiate. Quelques flash-back permettent de mieux les cerner, connaître leurs failles et leurs peurs. Les voir changer, voir les liens qui se tissent, la formidable solidarité qui naît est LE véritable moteur de cette lecture.

Alors même qu'il démarre doucement, la profondeur de chaque personnage que l'on découvre petit à petit, m'a fait pressentir dès la première moitié du roman le coup de coeur à venir. J'ai donc savouré cette partie, puis quand l'action s'est enclenchée, lorsqu'ils approchaient de cet incroyable Palais de glace dont les descriptions sont justes fabuleuses, ce roman s'est transformé en un "inlâchable". Découvrant au fur et à mesure, les différents plans d'attaque de ce génie de Kaz. De ce démon de Kaz diraient certains ! Il est d'une imprévisibilité jouissive qui accentue la cadence de lecture, créant des surprises, des revirements de situations, des coups de théâtre.

Oui, je sais, je vous parle des personnages, sans jamais les détailler un par un. Vaut mieux pas sinon je serai intarissable et ma chronique est déjà bien assez longue. Si vous voulez en savoir plus, allez donc relire la chronique de Phooka. Moi je n'ai qu'un conseil à vous donner : filer de suite faire la connaissance de Kaz, Inej, Jesper, Wylan, Nina et Matthias. Ils sont tous dans mon coeur et d'ailleurs, comme j'ai le tome 2 sous la main, je vais m'empresser de les rejoindre d'autant que l'auteur les a laissés dans une situation plus que critique. 
Ce tome 1 est un coup de coeur, mais vous l'aviez bien compris !



vendredi 21 juillet 2017

ALONE de Scott Sigler

The generations

Livre 3




Editions juin
Sortie le 08/06/2017
605 pages
15 euros




« Aujourd’hui, nous ne sommes ni des Albonden, ni des hommes. Nous sommes le peuple d’Omeyocan et nous nous battrons ensemble jusqu’au bout. »
Depuis près d’un an, Em et les siens œuvrent main dans la main avec leurs anciens ennemis, les Albonden, pour faire d’Omeyocan un monde meilleur, le leur. Mais la tâche est loin d’être de tout repos et les menaces qui planent sur eux s’accumulent. À commencer par ces trois immenses appareils qui se rapprochent dangereusement de leurs terres et semblent nourrir des intentions bien peu pacifiques à leur encontre…
Sur le pied de guerre, Em et ses camarades scrutent le ciel, prêts à défendre leur territoire, mais le danger pourrait tout aussi bien venir des profondeurs… Réfugiés dans d’anciens tunnels, certains rebelles passent à l’attaque, bien décidés à mettre fin à l’alliance passée entre leurs compatriotes et les hommes.
Alors que les siens sont cernés de toutes parts et que les périls se multiplient, la jeune chef s’interroge. Pourquoi tant de peuples différents font-ils route vers Omeyocan ? La réponse à cette question pourrait bien leur être vitale, d’autant qu’une étrange épidémie de violence se répand et commence à créer des tensions au sein même de la population.
Et si Aramovski, l’ancien rival d’Em, avait raison ? Et si le Dieu du Sang existait vraiment… Oubliez toutes vos certitudes ! Scott Sigler conclut sa trilogie sans nous laisser aucun répit et nous emmène, entre ciel et terre, à la recherche de la dernière pièce manquante du puzzle.








Mes chroniques des deux premiers tomes commencent par "Alerte rouge, énorme coup de cœur". Alors je me demandais ce qu'allait me réserver ce troisième opus.
En lisant le premier chapitre, je me suis dit que cette fois ça allait être différent. Ça partait plus lentement ...
Oui mais ça , c'était avant. 
Avant d'attaquer le chapitre deux, puis le trois, puis de dévorer tout le livre.
Il est même totalement inlâchable pendant sa seconde moitié.

Du coup, je peux reprendre mon classique "Alerte rouge, chronique coup de cœur" !

Em et les Renaissants survivants se sont installés sur Omeyocan, une planète peu accueillante mais ils ont appris à vivre avec. Ils ont surtout appris à vivre avec le peuple des Sauterels, du moins une partie de ce peuple avec qui ils ont pactisé.
Pourtant rien n'est gagné, loin de là. 
L'autre partie du peuple Sauterels les combat dans cette jungle inextricable.
L'agriculture est extrêmement difficile et les plantations dépérissent. Ils ont encore des réserves de nourriture, mais ils doivent arriver à devenir autonomes.
Mais pire, bien pire est l'arrivée imminente de deux vaisseaux spatiaux. Cela ne peut être que synonyme d'ennuis car leurs habitants ont sans doute reçu le même appel qu'eux pour venir coloniser cette planète.

Alors Em en tant que chef doit tout gérer, la défense, les cultures, les développements scientifiques et les quelques 250 humains qu'elle a sous sa responsabilité. Bien sûr, elle n'est pas seule et elle peut compter sur l'aide de Bishop, Spingate, Gaston et les autres, mais sa responsabilité est grande. Pour quelqu'un qui est né il y a moins d'un an ...

Et évidemment la situation se complique.

Et si le dieu du sang existait vraiment ? Ou du moins une entité qui pourrait manipuler les gens à distance et les amener à s'entretuer pour lui?

La guerre va éclater. Une guerre ultime. A la fois dans les rangs des Renaissants, mais surtout vis à vis des "aliens" qui veulent à leur tour prendre possession de la planète pour leur "dieu". La pauvre Em doit faire face à tout, trouver des solutions. Comment combattre des milliers d'envahisseurs quand on est si peu nombreux. Comment faire face aux dissensions à l’intérieur même de sa faction? 
Em décide, tranche, se trompe parfois. Le lecteur la suit, la soutient, la critique aussi. Car oui Em, fait forcément partie de nous. Elle est notre grande ado qui doit se jeter dans la vie et qui se débat du mieux qu'elle peut. De nombreuses possibilités s'ouvrent à elle, pas facile de savoir quelle est la bonne. Parfois, ses réactions trop fortes agacent, on voudrait qu'elle tempère, mais Em est une battante. Elle va jusqu'au bout, elle est prête à tout pour sauver son peuple. Quitte à y laisser sa vie ou son intégrité.

Em, on l'aime, parfois aussi on la déteste, mais ce qui est sûr c'est qu'elle ne laisse pas indifférent. C'est un personnage de roman comme rarement j'ai rencontré, surtout que l'auteur la fait "changer" et même radicalement, mais je ne voudrais pas vous spoiler. Découvrez là ! Vraiment elle en vaut la peine !

Ce troisième opus signe la fin de le trilogie, mais on aimerait bien retrouver nos protagonistes un peu plus tard pour savoir ce qu'ils sont devenus. Je croise les doigts pour que l'auteur nous les fasse suivre un peu plus encore.

En attendant, The generations est vraiment une magnifique série qui mériterait d'être bien plus connue car elle porte en elle des personnages incroyablement forts et une histoire très originale. Sans doute une des meilleures séries YA/jeunesse de SF que j'ai lue récemment. Originale, pleine de suspense, de découvertes et servie par des personnages vraiment hors du commun. La série dans son intégralité est un immense coup de cœur.


Si vous avez manqué le début:



jeudi 20 juillet 2017

TERRITOIRES de Olivier Norek



Olivier Norek




Auteur(s) : Olivier Norek
Durée : 8 h 56 min 

Version intégrale | Livre audio

Date de publication :24/09/2015
Éditeur : Audible Studios


Le pitch :

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L'exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d'à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé...
et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ? Avec ce polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames terriblement humains et de stratégies criminelles - loin d'être aussi fictives qu'on pourrait le croire - où les assassins eux-mêmes sont manipulés.





Deuxième enquête du capitaine Victor Coste que je découvre encore une fois grâce à Audible, et cette fois-ci l'histoire va se concentrer uniquement sur la commune de Malceny, dans le 9-3 toujours. Pour avoir lu plusieurs interviews de l'auteur, lui-même lieutenant de police de la section enquêtes et recherches du SDPJ 93, savoir que la plupart des scènes décrites sont vraies même si l'histoire dans sa globalité est une fiction, je peux vous dire que ce Territoires a une saveur, euh...âpre, amère. Disons le clairement, pendant toute ma lecture mon écoute je pensais à la chance que j'avais de ne pas y habiter !

Cette histoire commence par un, deux, puis trois meurtres en quelques jours dans les cités de Malceny. Coste est dessus mais se voit retirer l'affaire par les Stups. En effet ce sont les trois plus gros revendeurs de drogues du coin qui ont été assassinés. Les Stups comme Coste ont bien compris ce qui se passe : un autre caïd est en train de faire main basse sur ce territoire, en éliminant les sous-chefs, en contrôlant/terrorisant les "nourrices". Ces nourrices sont généralement des petits vieux de ces quartiers, isolés et manipulables qui sont amenés à accepter de stocker chez eux de grosses quantités de drogues et d'argent liquide en échange d'un "salaire" et d'une "protection".

Or une des nourrices, "un peu" bousculée par les nouveaux sous-chefs meurt d'une crise cardiaque et cette enquête là va revenir à l'équipe Crime 1 dirigée par Coste. Pas longtemps après un adjoint au maire est assassiné. De fil en aiguille, ils vont remonter l'écheveau et se retrouver plongés dans une sombre affaire mêlant drogue et politique, mettant en scène le vizir qui voulait être à la place du calife et madame Vesperini, maire de Malceny, dite "La Reine" (alors que le Dragon aurait été plus approprié à mon sens).

L'auteur nous fait découvrir les dessous de la gestion municipale de ces quartiers difficiles. Dessous pas toujours très cleans quand la soif de pouvoir et l'ambition de réélection animent les acteurs : emplois fictifs (ce n'était pourtant pas encore à la mode!), switch des budgets, dérapages et manipulations, le tout sur fond d'émeutes graves dans les quartiers.

La complexité de cette intrigue prouve bien qu'Olivier Norek domine très bien son second métier, celui d'écrivain. Ramifiée, enchevêtrée, avec des rebondissements quand il faut, du stress et de l'angoisse, de l'humour ou un soupçon de sentiments aux bons moments pour faire baisser la pression. Tout est géré au millimètre et c'est un sans faute.

Mais le gros plus de cet auteur c'est sa poignée de personnages qui constitue le groupe Crime 1. Même si Coste se situe au-dessus, Ronan, Sam et Johanna complètement intégrée cette fois, sont vraiment top. La détestable chef du groupe Crime 2 vaut aussi le détour ! Si Coste s'éloigne un brin de Léa la légiste, Ronan notre grand dragueur se fait mener par le bout du nez par une toute jeune procureur. De plus, je ne peux pas ne pas citer Monsieur Jacques, ce petit vieux qui était nourrice. J'ai adoré le lien qui s'est tissé entre lui et l'équipe. Et même La reine que j'ai trouvé terriblement réelle et forte malgré tout ses travers. L'auteur lui prête une telle répartie qu'on finirait presque par l'admirer... presque.

Bref, j'ai adoré ces 9 heures d'écoute passées en compagnie du capitaine Coste d'Olivier Norek. Ce dernier a gagné une fan de plus. Voilà un auteur dont je suivrai assidûment les sorties. Je suis déjà en pleine écoute de Surtensions et je crois bien qu'il ne dérogera pas à la règle des deux premiers, à savoir : coup de coeur !
J'ajouterai juste que cette écoute était parfaite grâce au narrateur François Montagut. Il  a enregistré pas mal de livres audios et je dois dire que mes prochains choix prendront en compte ce critère là également.